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Interview : Anaïs Soliphane

décembre 29, 2010 | In: Révélation Blog

Bonjour Anaïs, comment faut -il t’appeler ?

Je ne sais pas pourquoi mais tout le monde m’appelle Anaïs Soliphane. Je ne sais pas pourquoi mais tout le monde certifie que j’ai 26 printemps à mon compteur et je ne sais toujours pas pourquoi j’habite Paris.

Tu es visiblement une virtuose du dessin, j’imagines que tu viens d’une famille d’artiste ou qu’on t’a greffé un oeil bionique (il te va très bien d’ailleurs, faut juste trouver le costume qui va avec).

J’ai appris à dessiner pendant un stage de trois jours en début d’année et croyez moi si vous le voulez mais ça a marché. Après j’ai voulu être la Michel-Ange des temps modernes mais bon, mon coach m’a dit que « fallait pas trop abuser ». Alors avec mon maigre bagage, je me suis rabattu dans le seul domaine à ma portée: la bande dessinée.

Accepterais tu de dire du mal gratuitement de quelques blogueurs ? Genre en disant que rien ni personne n’a eu d’influence sur toi et que, comme artiste, tu t’es faite toute seule.

Je déteste le blog de Laurel, j’exècre celui de Lilla ou de Gally, je vomis sur le jeune prodige du nom de Bastien Vivès. Alors dire que ces mauvais dessinateurs qui ne savent rien raconter d’intéressant ont une influence sur moi est complètement faux !

On m’a dit que, comme déguisement, tu comptais te déguiser en ton animal favori. Quel est il ?

Mon blog c’est « Chameau » où je publie des petits dessins sans importance qui ne font pleurer que moi (ah non, j’ai un copain qui pleure bien aussi).

Tu publies plutôt souvent, est ce que ça ne dénote pas d’un problème personnel (avec ton père par exemple) ?

Déjà toute petite à l’école, je bloguais dans mon coin. L’âge avançant n’a rien arrangé. Et aujourd’hui, impossible de m’arrêter. J’ai essayé les patchs les médocs et les ersatz, mais sans succès. Je blogue en cachette à l’insu de ma famille pour ne pas lui faire honte. Dernièrement, je me suis inscrite aux blogueurs anonymes.

On me dit que tu as des relations très particulières avec tes lecteurs. Peux tu nous les décrire (tes relations et tes lecteurs) ?

Bizarrement mes lecteurs (d’après un petit sondage que j’ai fait), ont tous à disposition un ordinateur avec une connexion internet, étonnant non ?

Mise à part ça, je donne rendez vous aux plus beaux mecs d’entre eux pour me les faire et j’en profite pour leur tirer un maximum de pognon. (Chéri, si tu lis ça, sache que je n’aime que toi !)

J’ai vu que tu as une interface permettant les commentaires, ça donne quoi ? Tes lecteurs ont ils des propos élevés concernant ton travail ?

Dans l’ensemble ils ne disent rien. Ceux qui osent mettre un commentaire ont intérêt à me dire que c’est bien sinon je leur pète la figure à coup de souris et de palette graphique.

Tu as vu le reste de la sélection, qu’en pense tu, en connais tu certains ?

Oui je les connais tous bien sûr : on se fait des bouffes régulièrement en disant du mal des blogs stars qu’on déteste.

Et quand tu n’encombrepas internet avec tes dessins, où sévis tu ?

Je fais le tapin pour une boite à la con mais il parait qu’en matière de léchage de bottes du patron, je ne vaux pas tripette.

De toute façon, les patrons portent de moins en moins de botte… Cela dit, la partie avec la langue reste toujours payante, à ce qu’on dit. Hum… pour revenir à notre sujet, tu es déjà venu au Festival Internationnal de la Bande Dessinée d’Angoulême ?

En fait je me suis trompée de festival l’année dernière: j’ai fait le Festival Musiques Métisses d’Angoulême.

Ah oui… c’est couillon. Et tu as des projets dans tes cartons ?

Non je n’ai aucun projet de musique métisse. Je n’aimerais surtout pas voir les dessins du blog édité sous le titre « chameau », je trouverais ça pas du tout dans le rythme.

Non, je suis d’accord, un livre de ça, ça n’aurait pas de sens, surtout par rapport à des vraies bandes dessinées, comme l’excellente série des Blagues Belges (dessinés par un obscur gougniafier ). Non, tu as raison, franchement de rester dans la réserve.

Et sinon tu te déguiserait comment pour la soirée de la Révélation Blog (en admettant que tu sois là) ?

Non, arrêtez d’insister, je n’ai aucun projet de musique métisse.



3 Responses to Interview : Anaïs Soliphane

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pierrot

décembre 30th, 2010 at 15 h 10 min

J’aime beaucoup, je ne sais même pas pourquoi je continue à faire de la pub à ce connard de Pognon !

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HUGO

décembre 30th, 2010 at 16 h 25 min

belle interview !

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Aurore

janvier 4th, 2011 at 12 h 40 min

Mais nous, on veut de la musique métisse !! On est là pour ça, non?! (ah on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas le cas … autant pour moi …)

Allez hop hop on vote!