Interview de Pierrot
janvier 8, 2010 | In: Révélation Blog
Alors, coyotte, ça t’as pas suffit l’an dernier ?
On a beau m’avoir trempé dans le goudron et les plumes l’an dernier, je suis Pierrot et je reviens en découdre avec les 29 foies jaunes qui veulent la première place.
Ça ne t’a pas dégouté alors ?
Oh ce fut une bonne expérience, ça m’a permis de rencontrer des desperados de taille qui sont pour la plupart devenus mes acolytes. Parmi ceux qui sont tombés l’an dernier, beaucoup ne sont pas revenus mais je suis heureux de retrouver les récidivistes qui, admettons-le, sont la crème de cette sélection 2009.
Tu en as tiré au moins quelques leçons de vie ?
Vois-tu, mon travail a continué son petit bonhomme de chemin et c’est la plus grande satisfaction que j’en tire. L’an dernier, alors encore relativement frais, mon blog était une passion à laquelle je donnais une espérance de vie réduite. Aujourd’hui, même si le style n’a pas connu de grands bouleversements, il est toujours là et j’ai toujours autant de plaisir à le faire.
Point de vue rencontres, j’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreux gens talentueux, notamment au Festiblog en septembre dernier. Je suis agréablement surpris de voir que derrière des anonymes se cachent des personnes réelles avec lesquelles je prends plaisir à échanger.
Tu as trouvé un filon ?
Je n’ai pas vraiment fait de nouvelles découvertes cette année, même si je m’efforce de me forger un minimum de culture en BD. Pour n’en citer que quelques uns je dirais que je suis toujours époustouflé par le boulot de Bastien Vivès, je découvre Ultimex qui est quand même un personnage génial et je voue tous les jours un culte à Bouzard pour l’ensemble de son œuvre.
Et ton Saloon ? Toujours un vieux rade et la même piquette frelatée ?
L’apparence de mon blog n’a pour ainsi dire pas évolué du tout, ce qui est dommage peut-être car j’aimerais bien me refaire un beau bandeau et surtout mettre à jour mes liens (histoire de retirer tous les coyotes moribonds et faire entrer des pieds tendres). Point de vue fréquentation, c’est toujours blindé comme un petit saloon : les fidèles sont restés au bar, certains sont allés chercher de l’alcool frelaté ailleurs, et d’autres passent tous les jours la porte pour la première fois. J’essaye de faire en sorte de toujours servir ces clients en leur adressant un p’tit mot au passage.
Ne seriez vous pas membre d’un redoutable quatuor de gachettes numériques ?
Je fais partie la bande la plus redoutable et la plus sexy de cette ville : Je fais bien entendu référence à celle de Jibé-la-Triche, Aka-la-Brute et Pognon-le-Slip. Il y a des dizaines d’autres fines gâchettes avec lesquelles je traite, mais je ne peux pas toutes les citer de peur d’en oublier une et de me prendre une balle entre les omoplates.
Vous venez montrer aux pieds tendres ce que c’est un vieux de la vieille, hein ?
Mon premier message pour eux serait : « Dégage Pied Tendre, cette année c’est pour moi ». Mais si le p’tit gars en question est pas méchant, je lui dirais de ne surtout pas prendre ça trop au sérieux et de continuer à bien faire son boulot comme il l’avait commencé.
Et dans l’est, vous faisiez quoi ?
Pour ma part je suis toujours un mec qui dessine des saloons et des motels, je continue à user mon encre sur des calques autant que sur des blocs à dessin. Point de vue BD, j’ai participé à trois ouvrages cette année : Le dictionnaire des blogs (Foolstrip), On dit de Lyon (Quenelles Graphiques) et un passage éclair chez Laurel pour son livre Un Crayon dans le Cœur (Vraoum). Jibé-la-Triche m’a également contacté pour la deuxième publication des Quenelles Graphiques, celle-ci sera en vente à Angoulême sous le nom On dit de l’An 2000.
Vous connaissez Angoulême City ?
Malheureusement, je n’ai pas pu m’y rendre l’an dernier tant le boulot me retenait dans cette ville de foies jaunes qu’est Dijon. Cette année, j’aimerais bien y aller, que ce soit pour botter le cul du Peau-Rouge ou juste pour aller voir les cow-boys qui auront les honneurs à ma place !
Qu’est ce que vous venez faire en ville ?
Je n’ai pas de projet de BD pour le moment, même si cette année a été riche en commande et m’a permis de me familiariser avec certaines contraintes. Je ne compte pas écrire mes mémoires de cow-boy, à moins bien sûr qu’un gringo aux poches pleines d’or viennent me taper sur l’épaule pour me souffler ses bons conseils. A cet instant peut-être, j’enfourcherais mon canasson et m’élancerais vers ces territoires inconnus.

8 Responses to Interview de Pierrot
jpp
janvier 8th, 2010 at 11 h 37 min
La vache c’est beau comment tu parles bien! Tu devrais te présenter aux élections municipales tiens!
paba
janvier 8th, 2010 at 11 h 39 min
Ouais super, votez Pierrot! C’est trop super rigolo!
pierrot
janvier 8th, 2010 at 11 h 43 min
ah ah connard! fais-moi penser à te refuser tes permis de construire le jour où je serai maire.
Aka
janvier 8th, 2010 at 11 h 50 min
Alors tu me dis de te prendre violemment, tu veux que je te malmène, et après tu me traites de brute ? Et je dois le prendre comment, hein ?
pierrot
janvier 8th, 2010 at 11 h 55 min
J’ai écrit « Aka »? Merde, je me suis encore planté!
Jibé
janvier 8th, 2010 at 12 h 41 min
Jibé-la-triche… L’an dernier j’ai « essayé » de tricher, mais ça a pas marché. Y’a triche que si y’a gagne. Dans l’autre cas on appelle ça une tentative astucieuse pour gagner.
Courage Pierrot, la victoire te tend les bras (en l’air) !
pierrot
janvier 8th, 2010 at 15 h 26 min
yaaaaap ! merci Jibé
(tricheur)
khaf
janvier 10th, 2010 at 22 h 45 min
Je soutiens le jeune homme… HEYYYY!!!